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La politique de la ville de Grenoble en faveur des aînés.es et aidant.es : de la solidarité de l’entraide et de l’émancipation

By insertion, intergénérationnel, Solidarités

La ville de Grenoble vient de délibérer en faveur des aîné.es, des aidant.es et de l’intergénérationnel. Une délibération cadre qui fait le bilan des actions menées depuis 2014 et un constat des besoins des aîné.es et aidant.es sur la commune. Ce cadre permet de penser la place des aîné.es dans la ville de demain et accompagne les personnes agé.es et les aidant.es dans leur choix de vie. Cette politique municipale, portée par Kheira Capdepon en transversalité avec le CCAS est basée sur un principe simple : une liberté de choix dans son parcours de fin de vie pour permettre à toutes et tous de vieillir comme il le souhaite. Les objectifs sont multiples : l’accessibilité aux services publics, l’attention aux plus vulnérables et invisibles, l’intergénérationnel et la lutte contre l’âgisme.

Pourquoi une politique spécifique en faveur des aîné.es et aidant.es ?

L’hétérogénéité des modes de vie des personnes agé.es et la part croissante des aîné.es dans la population du territoire nous oblige à prendre en compte les besoins économiques, sociaux et environnementaux de ces personnes. En 2020, à Grenoble, près de 6000 personnes de plus de 75 ans vivaient seules chez elles. Un chiffre en constante augmentation depuis plus de 10 ans. Les études de l’AURG montrent que le souhait de vieillir à domicile se renforce. Il s’agit de répondre à cette transition démographique, de diversifier les offres d’habitats et d’offrir un cadre de vie adapté aux personnes agé.es afin que toutes puissent vieillir selon leurs souhaits.

Il y a à Grenoble, une surreprésentation des personnes agé.es en situation de précarité sociale et économique : les 25 000 retraité.es grenoblois du régime général touchent en moyenne 857€ par mois. Cette précarité se mesure aussi par l’isolement social que vivent les aîné.es. Une enquête nationale menée en 2021 par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse montre que le nombre de personnes en situation de grand isolement (c’est-à-dire sans ou quasiment sans contact avec les cercles de sociabilité) est en nette progression depuis la période pré-covid19. C’est le cas à Grenoble où 17% des personnes agé.es ne rencontrent leurs ami.es qu’une fois par semaine contre 45% de la population grenobloise en général. La perte d’autonomie est aussi un facteur d’isolement. L’accessibilité aux services publics pour tous les aîné.es est donc un enjeu social. Une telle politique en faveur des aînés permet d’aller vers celles et ceux qui ne fréquentent pas les services municipaux et de faire un constat des problématiques rencontrées par cette population dans l’accessibilité pour adapter l’ensemble des politiques publiques.

Le rôle des aidant.es est aussi primordial. Près d’une personne sur 6 est en situation d’aider un proche en perte d’autonomie et/ou de lien sociale. Les situations sont plurielles et touchent à d’autres politiques publiques comme la mobilité : les aidant.es dit à distance, et ne vivant pas à proximité de la personne âgée sont nombreux. La délibération cadre de la ville de Grenoble est intergénérationnelle. Elle propose un plan d’action spécifique en faveur des aidant.es de personnes agé.es structuré en 3 axes : repérer les aidant.es, les orienter et les accompagner en fonction de leurs besoins. En tant qu’employeur la ville adopte aussi un plan de soutien spécifique aux agentes et agents aidant.es.  

« La politique en faveur des aîné-es n’est pas qu’une affaire de personnes âgées. Elle doit être intergénérationnelle »

Kheira Capdepon

Cette dimension intergénérationnelle de la politique municipale passe aussi par la lutte contre l’âgisme et la promotion d’une culture de l’âge via l’organisation d’évènements favorisant les échanges entre générations.

La prise en compte des enjeux liés à l’âge dans l’ensemble des politiques que mène la ville a déjà été reconnue : la ville a reçu le label « ville amie des aîné.es ». Par cette nouvelle délibération la ville continue son engagement en faveur des aîné.es avec de nouveaux projets. La cité des aîné.es et aidant.es qui ouvrira dans le quartier Hoche en 2025 sera par exemple un lieu central de cette politique. Il s’agit d’ouvrir un centre de ressources, d’expertises et de solutions innovantes pour le bien-veillir. Il offrira des services sur la lutte contre l’isolement, le dépistage des fragilités, le répit des aidant.es et permettra une coordination des professionnels (médicaux, services à la personne) en matière de vieillissement.

Une politique participative qui implique les aîné.es

La démarche « ville amie des aîné.es » permet aussi d’associer les aîné.es du territoire à la construction des politiques publiques. Cette politique municipale est aussi participative : il s’agit d’impliquer les habitantes et habitants concernés pour prendre en compte leurs aspirations de vie et leur expertise. Le conseil des aînés, composée de 36 grenobloises et grenoblois de plus de 55 ans permet de recueillir l’avis de nos aîné.es sur la démarche « ville amie des aîné.es ». Une délibération parallèle à la délibération cadre vient faire évoluer ce conseil des aînés afin qu’il soit une réelle instance de démocratie locale. Les principes de parité et de non-cumul des mandats sont par exemple intégrer à la charte.

Pour les prochaines années l’action municipale en faveur des aîné.es et aidant.es est organisée autour de trois priorités :

  • Favoriser le lien social via la lutte contre l’isolement, la lutte contre l’exclusion numérique, la multiplication des lieux d’accueil de proximité et l’accès aux services publics et aux loisirs pour tous les aîné.es
  • L’accompagnement du vieillissement à domicile : être un soutien pour les aîné.es via les services à domicile, et continuer de s’engager auprès des aidants avec le plan d’action municipal.
  • Offrir des hébergements de qualité qui soient des lieux de vie ouverts sur leurs quartiers. La ville s’engage pour des lieux de vie adaptés et diversifiés : lieux de vie collectif (ephad), résidence autonomie, etc.

Cette politique de solidarité basé sur des valeurs d’entraide, de participation citoyenne et d’éducation populaire s’adapte manière de vivre sa fin de vie des aîné.es. Elle garanti à toutes et tous la liberté de choisir son cadre de vie jusqu’au bout et permet d’intégrer toute une partie de la population à la vie de la cité.

Quels objectifs du pacte économique local sur notre territoire ?

By Economie, Emploi, ESS, insertion, Travail

Des acteurs économiques de la Métropole, du Pays Voironnais et du Grésivaudan ont signé le pacte économique local en 2021. C’est une réponse collective et territoriale des acteurs économiques aux crises sanitaires, sociales et environnementales qui impactent les habitant.es de nos bassins de vie.

Le pacte compte aujourd’hui 31 signataires. Tous des acteurs privés et publics des trois territoires : les EPCI, le CHU Grenoble-Alpes, l’Université Grenoble-Alpes, des entreprises du territoire comme GEG ou encore des grands groupes (le CEA, la banque populaire). Ils représentent près de 16% des emplois sur les trois territoires.

La relocalisation de l’économie et la réduction des gaz à effet de serre nécessite un travail des collectivités avec les entreprises déjà présentent sur le territoire pour qu’elles changent de modèle économique. Il s’agit de remplacer la concurrence entre les entreprises par la coopération, pour favoriser les échanges intra-territoriales et le développement de l’économie circulaire. Le pacte fixe une feuille de route et des actions précises à engager dans différentes thématiques : les mobilités, la sobriété énergétique, le développement de l’économie circulaire entre professionnels, l’alimentation, les achats responsables les besoins de formations, etc.

  • Sur l’alimentation par exemple le pacte facilite la mise en relation des entreprises de restauration collective avec les producteurs locaux et les entreprises qui font appels à la restauration collective. De nombreuses entreprises signataires ont depuis revu à la hausse leurs objectifs d’alimentation bio et local dans leur restauration collective.

Le pacte économique local vient donc renforcer la résilience du tissu économique local face aux chocs extérieurs. Ces pratiques plus vertueuses sont aussi moins nocives pour l’environnement, moins consommatrices de ressources et profitent aux petites structures comme les TPE ou les artisans qui souffrent moins de la concurrence extérieure et sont intégrées à l’activité économique du territoire.

L’objectif du pacte économique est aussi social : les structures d’insertions peuvent interpeller directement les entreprises, pour la mise en œuvre d’actions de solidarités et de protection des emplois locaux. C’est un terrain de développement pour les structures de l’économie sociale et solidaire qui peuvent rencontrer dans le cadre du pacte les entreprises du territoire.

 « Ce pacte nous a permis de faire des ponts entre les publics éloignés de l’emploi que nous accompagnons et les entreprises du territoire. C’est réel un levier d’action pour la mise en œuvre de nos politiques d’emploi et d’insertion »

Céline Deslattes

Territoire Zero Chômeurs Longue Durée : Soutien de la Métropole à deux structures stratégiques de l’insertion

By Emploi, insertion

Le Territoire Zéro Chômeurs Longue Durée est un dispositif national, auquel la Métropole participe depuis 2021. L’expérimentation a lieu sur le territoire d’Echirolles Ouest. L’enjeu de l’expérimentation TZCLD est de démontrer qu’il est possible à l’échelle local de proposer à toutes les Personnes Privées Durablement de l’Emploi d’avoir accès à un parcours d’insertion et un emploi stable en CDI.

Il s’agit de créer une véritable dynamique d’insertion économique en s’appuyant sur les acteurs de l’emploi du territoire : les collectivités, les structures d’insertions par l’activité économique (SIAE) et les habitant.es d’Echirolles Ouest mobilisés dans cette démarche de solidarité.

Le dispositif est porté une entreprise à but d’emploi : SOLEEO. Elle embauche aujourd’hui 37 personnes, tous originaire du territoire et éloigné.es de l’emploi depuis plus d’un an. Cette croissance des effectifs de l’entreprise est une réussite. L’objectif à terme est d’arriver à 158 salariés volontaires. Ce projet de territoire, soutenu par différents acteurs pourra ainsi permettre au secteur ouest d’Échirolles, qui compte 9400 habitantes et habitants, d’atteindre l’exhaustivité territoriale : c’est-à-dire de proposer un emploi à toute personne volontaire privée durablement d’emploi et résidant sur le territoire.

Pour mener à bien cette politique d’insertion nous venons d’adopter une délibération de soutien à l’entreprise SOLEEO à hauteur de 15 000€ ainsi qu’un rapprochement avec la société de coopération d’intérêt collectif ULISSE.

Il s’agit pour nous de soutenir l’entreprise SOLEEO pour lui permettre de continuer ses projets en faveur des publics les plus éloignés de l’emploi sur le secteur d’Echirolles Ouest. Le rapprochement de SOLEEO avec la société de coopération d’intérêt collectif ULISSE – engagée dans un dispositif d’insertion différent : l’Insertion par l’Activité Économique – permet de consolider la politique métropolitaine d’accès à l’emploi pour toutes et tous sur le secteur d’Echirolles.

Pour en savoir plus sur SOLEEO :

Pour en savoir plus sur la SCIC Ulisse :

La métropole joue ici, à travers la délégation insertion – jeunesse de Céline Deslattes, un rôle de coordinateur et de soutien à des structures majeures de l’insertion sur notre territoire. L’emploi est la 1ère des solidarités. Il s’agit de permettre à tous les publics de trouver un emploi, en passant par le dispositif le plus adapté à sa situation.

Le conseil métropolitain adopte le Pacte Local des Solidarités !

By insertion, Solidarités

Face à l’urgence du mal-logement en France, et l’aggravation de la pauvreté – comme l’indique ce rapport du secours catholique – qui touche de plus en plus de jeunes et de femmes seules, l’ancienne première ministre Elisabeth Borne a annoncé le 18 septembre 2023  devant les fédérations et associations de lutte contre la pauvreté, le lancement du pacte national des solidarités. Il s’appuie sur 4 axes d’interventions : 

  • Prévenir la pauvreté et lutter contre les inégalités dès l’enfance
  • Amplifier la politique d’accès à l’emploi pour toutes et tous
  • Lutter contre la grande exclusion grâce à l’accès aux droits
  • Construire une transition écologique solidaire.

Ce pacte national se décline en pactes locaux de solidarités que les collectivités doivent mettre en place. Une délibération adoptée par le conseil métropolitain ce vendredi 9 février 2024 contractualise ce pacte entre l’État et Grenoble-Alpes Métropole pour la période 2024-2027.

Sur le territoire grenoblois, nos politiques publiques d’insertion et d’emploi, de logement, ou de prévention spécialisée mêlent justice sociale et environnementale. Elles offrent une réponse à l’état dans sa lutte contre la pauvreté sur les quatre axes d’interventions prioritaires. 

La mise en œuvre de ces politiques publiques de solidarités permettent une réduction des inégalités et sortent les plus fragiles, notamment les jeunes, de l’isolement.

Ce pacte local de solidarités vient renforcer les actions de la Métropole, en apportant des ressources complémentaires à celles que l’État propose. Près de 409 000 euros dès 2024 à flécher sur la politique de lutte contre la pauvreté.

Ce pacte nous engage nous métropole à intensifier nos politiques sociales sur les 4 axes d’interventions dès maintenant

Il permet de lutter contre le mal logement des plus jeunes en développant un réseau d’acteurs spécialisés reconnus comme l’aide sociale à l’enfance ou les structures de la prévention spécialisée.  La résorption des squats et bidonvilles via des accompagnements de proximité est aussi une priorité. 471 enfants étaient encore sans hébergements à la rentrée 2023, et 3000 à l’échelle nationale.

Il vient aussi renforcer les actions du Plan Local de l’Insertion et de l’Emploi auprès des publics spécifiques : les familles monoparentales, les primo-arrivants, ou les volontaires au titre de l’expérimentation territoire Zéro Chômeur de Longue Durée ; et lève des freins à l’insertion professionnelle.

Le conseil métropolitain vote le soutien à cinq structures de la prévention pour leurs actions auprès de la jeunesse

By Education, insertion, Prévention Spécialisée

Dans le cadre de la mise en place de la politique de prévention spécialisée et de prévention des risques, Pierre Bejjaji peut s’appuyer sur des associations qui effectuent un travail de terrain au plus près des populations vulnérables. Elles connaissent les publics et font aussi un travail de cohésion sociale.

Le conseil métropolitain vient de délibérer ce vendredi 22 décembre 2023, un soutien financier à 5 associations permettant de mener à bien la politique de prévention spécialisée et de prévention des risques au plus près des personnes dans le besoin, notamment les plus jeunes.

Concernant le soutien métropolitain à deux associations de prévention spécialisée :

Il s’agit de soutenir les deux associations historiques du territoire et opératrices de la politique de prévention spécialisée : l’Acteur de la Prévention Spécialisée en Isère (l’APASE) et le Comité Dauphinois d’Action Socio-Educative (CODASE).

Ces deux structures interviennent sur 11 communes de l’agglomération, directement auprès des populations les plus susceptibles d’être en rupture sociale. Ces éducateurs et éducatrices spécialisé.es sont par leur présence sur le terrain un véritable relai pour les structures d’accompagnement et les pouvoirs publics.

L’objectif de la prévention spécialisée est d’intervenir avec l’ensemble des acteurs socio-éducatifs de son territoire d’implantation (services jeunesse, établissement scolaires, prévention de la délinquance, programmes de réussite éducatives, acteurs de la santé et du développement territorial)

La délibération voté ce vendredi 22 décembre permet d’adopter les deux contrats d’objectifs territoriaux de Prévention spécialisée 2023-2026. Celle relative aux interventions de prévention spécialisée de l’APASE auprès des jeunes en errance, effectué par l’équipe spécialisée « Agglo jeunes France », ainsi que les interventions du CODASE sur le territoire de Vizille.

Une délibération pour réduire la consommation de produits psychoactifs chez les jeunes

La 2ème délibération permet de soutenir conjointement avec la ville de Grenoble, trois association à hauteur de 40 000€, pour leurs interventions en faveur de la réduction des risques et des dommages liés aux consommations d’alcool et autres substances psychoactives en milieu festif.

A l’issue d’un appel à projet, les associations Keep Smiling, Serein.e.s et Avenir Santé ont été sélectionnées. Agissant auprès des jeunes pendant d’évènements festifs et nocturnes, elles permettent la prévention et la lutte contre la consommation de substances psychoactives, tout en effectuant une veille sur les problématiques de harcèlement et de violences discriminatoires et liées aux genres en milieu festif.

Au total, ce sont près de 6000 jeunes qui ont été touchés par ces actions de sensibilisation l’année passée.

« Ces actions sont importantes sur le territoire pour limiter les consommations de substances psychoactives par les jeunes bien sûr, mais aussi pour éviter la banalisation de cette consommation lors de temps festifs ou même parfois dans l’espace public »

Pierre Bejjaji

Ces associations poursuivront leur travail en 2024 sur le territoire métropolitain, et développeront des actions d’aller-vers, sur des évènements tardifs par exemple (00h-06h00). Elles proposeront également des actions spécifiquement liées à la prévention des consommations du protoxyde d’azote, dont la consommation est en hausse sur le territoire.

A travers le financement de ces cinq associations, l’enjeu est d’offrir des réponses adaptées aux problématiques liées à la consommation des produits par les jeunes du territoire Grenoblois, dans la prévention spécialisée du quotidien.

Missions locales et Maison de l’Emploi, quand la politique Métropolitaine s’inscrit dans l’émancipation des jeunes du territoire Grenoblois

By Emploi, insertion, Solidarités, Travail

Les missions locales pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes sont issues de l’ordonnance n° 82-273 du 26 mars 1982 relative aux mesures destinées à assurer aux jeunes de 16 à 18 ans une qualification professionnelle et à faciliter leur insertion sociale , reprenant ainsi les préconisations du rapport remis par Bertrand Schwartz au Premier ministre Pierre Mauroy en 1981. Pérennisées par la loi n° 89-805 du 19 avril décembre 1989 favorisant le retour à l’emploi et la lutte contre l’exclusion professionnelle. Conformément aux orientations posées par le « rapport Schwartz », ces structures – constituées sous forme associative ou de groupements d’intérêt public (GIP) – s’efforcent d’aider les jeunes à « résoudre l’ensemble des problèmes que pose leur insertion professionnelle et sociale ».

Au titre de la Politique Métropolitaine de l’Emploi et de l’Insertion, la Métropole soutient le développement des projets portés sur son territoire par six Missions Locales et une maison de l’emploi associative qui interviennent sur l’ensemble des 49 communes et au-delà. En effet, 4 des 6 Missions Locales ont une aire d’intervention qui couvre les EPCI (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale) frontaliers de la Métropole (Vercors, Grésivaudan, Trièves, Oisans et Matheysine). Les Missions Locales, remplissent à ce titre, une mission de service public fondamentale en proposant à ces publics, souvent peu qualifiés, sans expérience professionnelle et pouvant rencontrer des problématiques de logement, de mobilité ou de santé, un véritable appui dans une démarche d’accompagnement global pour leur permettre
d’avancer vers une solution d’insertion professionnelle et sociale qui soit la plus durable possible.

Les maisons métropolitaines de l’emploi sont soit portées directement par la Métropole (Grenoble, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères, Fontaine, Pont-de-Claix), soit par une association loi 1901, comme cela est le cas pour la Maison de L’Emploi et de l’Entreprise- MIFE Isère, association née en 2019 de la fusion de la Maison de L’Emploi et de l’Entreprise
du Néron et de AgirEmploi. Les Maisons Métropolitaines de l’Emploi interviennent sur l’ensemble du territoire de la Métropole autour de trois axes : mobilisation des entreprises en faveur des demandeurs d’emploi, clauses sociales, coordination des acteurs de l’emploi et de l’insertion.

Depuis plus de trente ans, le taux de chômage des jeunes est supérieur à 15 % et il a régulièrement franchi les 20 %. Face à ce constat, des mesures de politique de l’emploi se sont succédées pour favoriser l’insertion des jeunes dans l’emploi. Aborder l’exclusion et la vulnérabilité de la jeunesse sous le seul angle du chômage revient à ignorer l’existence d’une zone dans laquelle se situerait une partie de cette jeunesse qui n’est ni en emploi, ni en formation, ni en stage. Faciliter la transition vers l’emploi des jeunes doit être une stratégies locales d’accompagnement pour la Vice-Présidente Céline Deslattes. Pour elle l’accompagnement rime avec « accès aux droits ».

Le territoire joue un rôle crucial en matière d’accès aux droits, dans un premier temps au niveau des orientations politiques claires, puis dans un second temps pour mobiliser toutes les ressources financières, humaines, techniques, disponibles localement. C’est à l’échelon des territoires que se construisent les coopérations les plus harmonieuses qui permettront de répondre aux besoins de jeunes de notre grand territoire Grenoblois.

La prévention spécialisée, politique sociale du quotidien

By insertion, Non classé, Solidarités

Les 50èmes journées nationales du Comité National des Acteurs de la Prévention Spécialisée ont eu lieu à Grenoble la semaine dernière. L’occasion de revenir sur les enjeux de cette politique publique avec les professionnels du secteur.

La prévention spécialisée est une politique éducative et sociale qui se développe au cœur des quartiers, au plus près des populations en situation de marginalisation ou d’isolement social. Notamment les jeunes. Le retour d’une présence humaine dans l’espace public est primordial. La prévention spécialisée permet aussi par le dialogue social, de prévenir de la délinquance, de la prostitution et des addictions. C’est plus globalement une politique de lutte contre les inégalités sociales.

La prévention spécialisée est depuis 2017 de compétence métropolitaine. Sur notre territoire, c’est Pierre Bejjaji, conseillé délégué à la prévention de la délinquance et à la prévention spécialisée qui met en œuvre cette politique publique de protection de l’enfance et de cohésion sociale. Il s’appuie en particulier sur deux associations opératrices : l’Acteur de la Prévention Spécialisée en Isère (l’APASE) et le Comité Dauphinois d’Action Socio-Educative (CODASE).

Ces deux structures interviennent sur 11 communes de l’agglomération, directement auprès des populations les plus susceptibles d’être en rupture social. Elles coordonnent 44 éducateurs et éducatrices spécialisé.es. Ces éducateurs et éducatrices spécialisé.es sont par leur présence sur le terrain un véritable relai pour les structures d’accompagnement et les pouvoirs publics.  Plus de 3200 jeunes ont ainsi été accompagnés l’année dernière.

Pour Pierre Bejjaji l’enjeu est d’offrir des réponses adaptées aux besoins des communes et de leurs habitants en faisant de ce pilotage local une réelle plus-value pour les populations.

La protection de l’enfance est la mission première des éducateurs et éducatrices spécialisé.es 

Pierre Bejjaji

Ces politiques sociales de terrain nécessitent un travail sur du temps long. Il s’agit créer à nouveau du lien social par de la présence humaine pour que les jeunes, notamment les filles se réapproprient entre autre l’espace public.

Les éducateurs et éducatrices spécialisé.es, par leur travail d’aller vers et leur présence sur le terrain ont aussi un rôle de médiateurs et médiatrices social.e.

Un dispositif de médiation sociale de proximité à l’échelle intercommunal est donc actuellement en cours d’expérimentation sur 3 communes de l’agglomération (Grenoble Saint-Egrève et Eybens) : Il s’agit de mettre en place des actions de médiations sociales dans l’enceinte de certains équipements sportifs (piscines municipales, la Patinoire Pôlesud) ; ainsi que des équipes mobiles dans les espaces publics naturels (parcs et jardins) de Grenoble, Saint Egrève et Eybens. L’objectif principal étant de favoriser les conditions de la tranquillité publique sur des secteurs. Cette coopération sur la médiation de proximité est inédite. Les communes partagent les mêmes préoccupations en termes d’amélioration de la tranquillité publique et de bien-vivre ensemble.

Une collecte de protections périodiques sur le territoire grenoblois du 2 au 27 octobre

By égalité femmes-hommes, insertion

Pour la cinquième année, La métropole, la ville de Grenoble et le Planning Familial de l’Isère co-organisent une campagne de lutte contre la précarité menstruelle qui touche près de 4 millions de femmes en France. Du 2 au 27 octobre, les habitant.es sont appelé.es à faire dons de protections périodiques. 70 points de collecte sont mis en place, dont cinq directement dans les grandes surfaces.

Cette collecte s’inscrit dans notre politique de lutte contre les discriminations et contre la pauvreté co-portée par Corrine Lemariey, conseillère métropolitaine déléguée à l’égalité femmes-hommes, Céline Deslattes, Vice-présidente à l’insertion et l’emploi, et Laura Pfister adjointe à l’égalité des droits à la ville de Grenoble.

Pour participez à cet appel aux dons, rendez-vous dans un des points de collecte de la métropole référencés sur le site du planning familial : https://www.le-tamis.info/

Une nouvelle vie pour l’ancienne piscine Iris de la Villeneuve

By Habitat, insertion, Solidarités, Urbanisme

L’ancienne piscine Iris du parc Jean Verlhac du quartier de la Villeneuve a définitivement fermé ses portes en 2015. Le collectif associatif « Halles des Iris » souhaite aujourd’hui réhabiliter et faire revivre ce lieu. Les travaux de réhabilitation ont commencé ce mois-ci, et l’ancienne piscine, bientôt transformée en halle multi-usages devrait être ouverte au public vers février 2024.

Crédit photo : Association Halle des Iris

Le projet associatif est porté par les habitant.es depuis la fermeture de la piscine il y a sept ans. Il fait l’objet d’un accompagnement par la ville de Grenoble à hauteur de 600 000€, et par l’ANRU à hauteur de 300 000€.

Il s’inscrit dans la politique de la ville de l’ANRU qui mènent des actions de renouvellement urbain dans de nombreux quartiers du territoire métropolitain, en particulier les Villeneuves de Grenoble et d’Echirolles, en collaboration étroite avec les communes, et les habitant.es, premiers bénéficiaires de ces opérations de rénovation. Ces interventions sur l’habitat, les espaces publics, la création de nouveaux services de proximités visent à améliorer le quotidien de 20 000 habitants à travers des projets d’aménagement participatifs et qui permettent une adaptation du quartier au changement climatique.

Nous avons souhaité être aux côtés de l’association « Halle des Iris » en finançant ces travaux pour les aider à s’approprier le lieu et à définir les futurs usages de cette halle située au cœur d’un quartier dynamique.

Chloé Pantel

L’idée est de réinvestir l’ancienne piscine en deux temps. Tout d’abord créer une halle qui pourra accueillera des initiatives liées au bien-être et au bien-vivre, ainsi qu’un jardin aromatique d’au moins 100m2. Les vestiaires seront déconstruits pour faire une pergola végétale, la piscine transformée en espace libre pouvant accueillir différentes activités. Le but est de faire revivre ce lieu et que les habitant.es se le réapproprient.

Dans un second temps, l’association Halle des Iris, après avoir trouvé les fonds nécessaires, souhaite installer un tiers lieu pérenne, autonome et non lucratif. Le budget total pour la mise en œuvre de ce projet est estimé à 2,5 millions d’euros. Le collectif travaille encore à consolider son projet pour faire vivre le lieu et terminer la transformation de cet équipement.

Crédit photo : Ville de Grenoble

UMA soutient l’action de Nicolas Béron-Perez et appelle l’État à soutenir les collectivités face à la crise du logement

By Habitat, insertion

Cela fait maintenant 1 mois que le vice-président chargé de l’habitat, du logement et de l’hébergement Nicolas Beron-Pérez plante sa tente avec quelques autres élu.es UMA et campe devant la préfecture de l’Isère les lundi soirs pour dénoncer l’inaction de l’État. Les prix du logement flambent, le nombre de demandeurs de logements sociaux et de sans-domicile fixent augmentent, et aucune mesure d’envergure n’est mise en place par l’État pour aider les bailleurs et collectivités locales à faire face à cette crise du logement Le groupe UMA soutien pleinement l’action du vice-président. La réalité sociale de l’habitat révèle les carences de l’Etat en la matière.

La politique du logement est une compétence partagée entre les communes et la Métropole. Il s’agit d’un axe prioritaire dans nos politiques sociale et d’insertion. Celles-ci reposent sur le Programme Local de l’Habitat qui s’étend jusqu’à 2024. Il vise à placer l’habitant au cœur de la politique de l’habitat, rendre le parc existant attractif et maintenir un niveau de production suffisant et surtout agir sur l’équilibre social du territoire à travers la diversification de l’offre et les orientations d’attribution.


Pierre Bejjaji en tant que président d’Actis, plus gros bailleur social du territoire et 1er producteur de logements sociaux, participe à cette politique métropolitaine et à l’élaboration d’un nouveau PLH 2025-2030. Il s’agit de poursuivre les efforts pour que chacun.e ait accès à un logement digne, et que nous continuons à relever le défi de l’artificialisation pour limiter notre étalement urbain. Ceci permet non seulement de protéger la biodiversité, et de conserver des espaces naturels ou agricoles dans notre bassin de vie tout en garantissant un accès à la nature à toutes et tous.

Actis est aussi le 1er producteur de logements sociaux du territoire. Alors que de nombreuses communes de la Métropole s’efforcent depuis des années d’atteindre le taux de 25% de logements sociaux pour se conformer à la loi SRU, le groupe UMA regrette que le gouvernement ait abaisser par décret présidentiel ce taux à 20%. Ceci envoie non seulement un mauvais signal aux communes, à l’heure où il est nécessaire que toutes prennent leur part dans l’effort de construction et de meilleure répartition des logements sociaux. C’est également inquiétant pour le travail que nous avons à mener conjointement sur d’autres dispositifs permettant de lutter efficacement contre la crise du logement à l’œuvre : expérimentation de politiques de réquisition, encadrement des loyers, aide à la pierre de l’État, etc.

Au vu de la situation du mal-logement sur le territoire, il est souhaitable que la métropole grenobloise redevienne à nouveau une zone en tension, et donc que le taux cible soit de nouveau à 25%.