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Missions locales et Maison de l’Emploi, quand la politique Métropolitaine s’inscrit dans l’émancipation des jeunes du territoire Grenoblois

By Emploi, insertion, Solidarités, Travail

Les missions locales pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes sont issues de l’ordonnance n° 82-273 du 26 mars 1982 relative aux mesures destinées à assurer aux jeunes de 16 à 18 ans une qualification professionnelle et à faciliter leur insertion sociale , reprenant ainsi les préconisations du rapport remis par Bertrand Schwartz au Premier ministre Pierre Mauroy en 1981. Pérennisées par la loi n° 89-805 du 19 avril décembre 1989 favorisant le retour à l’emploi et la lutte contre l’exclusion professionnelle. Conformément aux orientations posées par le « rapport Schwartz », ces structures – constituées sous forme associative ou de groupements d’intérêt public (GIP) – s’efforcent d’aider les jeunes à « résoudre l’ensemble des problèmes que pose leur insertion professionnelle et sociale ».

Au titre de la Politique Métropolitaine de l’Emploi et de l’Insertion, la Métropole soutient le développement des projets portés sur son territoire par six Missions Locales et une maison de l’emploi associative qui interviennent sur l’ensemble des 49 communes et au-delà. En effet, 4 des 6 Missions Locales ont une aire d’intervention qui couvre les EPCI (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale) frontaliers de la Métropole (Vercors, Grésivaudan, Trièves, Oisans et Matheysine). Les Missions Locales, remplissent à ce titre, une mission de service public fondamentale en proposant à ces publics, souvent peu qualifiés, sans expérience professionnelle et pouvant rencontrer des problématiques de logement, de mobilité ou de santé, un véritable appui dans une démarche d’accompagnement global pour leur permettre
d’avancer vers une solution d’insertion professionnelle et sociale qui soit la plus durable possible.

Les maisons métropolitaines de l’emploi sont soit portées directement par la Métropole (Grenoble, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères, Fontaine, Pont-de-Claix), soit par une association loi 1901, comme cela est le cas pour la Maison de L’Emploi et de l’Entreprise- MIFE Isère, association née en 2019 de la fusion de la Maison de L’Emploi et de l’Entreprise
du Néron et de AgirEmploi. Les Maisons Métropolitaines de l’Emploi interviennent sur l’ensemble du territoire de la Métropole autour de trois axes : mobilisation des entreprises en faveur des demandeurs d’emploi, clauses sociales, coordination des acteurs de l’emploi et de l’insertion.

Depuis plus de trente ans, le taux de chômage des jeunes est supérieur à 15 % et il a régulièrement franchi les 20 %. Face à ce constat, des mesures de politique de l’emploi se sont succédées pour favoriser l’insertion des jeunes dans l’emploi. Aborder l’exclusion et la vulnérabilité de la jeunesse sous le seul angle du chômage revient à ignorer l’existence d’une zone dans laquelle se situerait une partie de cette jeunesse qui n’est ni en emploi, ni en formation, ni en stage. Faciliter la transition vers l’emploi des jeunes doit être une stratégies locales d’accompagnement pour la Vice-Présidente Céline Deslattes. Pour elle l’accompagnement rime avec « accès aux droits ».

Le territoire joue un rôle crucial en matière d’accès aux droits, dans un premier temps au niveau des orientations politiques claires, puis dans un second temps pour mobiliser toutes les ressources financières, humaines, techniques, disponibles localement. C’est à l’échelon des territoires que se construisent les coopérations les plus harmonieuses qui permettront de répondre aux besoins de jeunes de notre grand territoire Grenoblois.

Céline Deslattes invitée du JT Grenoble pour le renouvellement du Contrat Territorial d’Accueil et d’Intégration

By Education, Non classé, Solidarités, Travail

A l’occasion de la semaine de l’intégration, Céline Deslattes, vice-présidente à l’insertion, l’emploi et la jeunesse, était invitée au JT Grenoble ce jeudi 19/10. Elle a pu évoquer le renouvellement du Contrat Territorial d’Accueil et d’Intégration pour deux ans sur notre territoire. Adopté lors du dernier conseil métropolitain, il permet l’intégration des primo-arrivant.es sur notre territoire à travers plusieurs domaines : accès à la formation, à l’emploi, au logement, à la santé, à la culture, au sport ou à la citoyenneté.

En ces périodes de troubles géopolitiques, toutes les personnes exilées doivent pouvoir bénéficier d’un soutien public.

Le groupe UMA soutient la mobilisation contre la réforme des retraites

By Travail

Le gouvernement s’arc-boute à l’Assemblée Nationale et au Sénat depuis plus d’un mois pour faire passer en force son projet de loi. Il utilise toutes les solutions réglementaires, même les moins démocratiques, pour accélérer le processus.

Le groupe UMA rejette cette réforme des retraites et soutient les mobilisations contre sa mise en place. Le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans est une attaque directe à nos acquis sociaux.

Cette réforme des retraites va creuser les inégalités présentes dans le monde du travail. Les populations les plus précaires qui font des métiers difficiles et ont commencé à cotiser plus tôt sont les plus touchées par cette réforme. L’espérance de vie en bonne santé d’un.e ouvrier.e est par exemple de 10 ans inférieur à celle d’un.e cadre.

Le gouvernement veut nous faire travailler jusqu’à 64 ans ? Il oublie que les plus de 55 ans sont les plus touchés par le chômage.

Il affirme que la réforme des retraites va permettre de faire des économies importantes, tout comme celles de l’assurance chômage ? Il omet de documenter le transfert de charges, avec la part augmentée de séniors au chômage jusqu’à 64 ans et plus.

« Nous ne sommes pas seulement contre le recul de l’âge légal : nous demandons la retraite à 60 ans après 40 années de cotisations. Le système des retraites doit prendre en compte la pénibilité, les congés parentaux, et les inégalités hommes-femmes dans le monde du travail. » – Francis Dietrich


Une réforme particulièrement injuste pour les femmes

Les femmes sont particulièrement pénalisées par cette réforme des retraites qui accentue les inégalités. Les carrières hachées dues aux congés parentaux ne permettent par exemple pas de toucher les fameux 1200€ de pension minimum par mois promis par le ministre du travail.

« C’est une proposition de réforme qui n’est même pas capable de corriger les inégalités hommes-femmes, mais qui au contraire les confortent. » – Laura Pfister

Les élu.es UMA, dénoncent donc cette réforme sexiste, injuste socialement et symbolique d’un gouvernement d’un autre temps dont les priorités politiques sont à contre-courant des défis actuels.

Les arguments injustifiés du gouvernement prouvent l’incohérence économique de ce projet de loi qui n’est autre qu’un choix politique de société. Cette logique de production infinie épuise les travailleuses et travailleurs ainsi que les ressources de notre planète. Les profits records en 2022 des multinationales comme Total (+20 milliards d’euros) ou BNP Paribas (+10 milliards d’euros) au détriment de l’environnement, de la santé humaine et de nos droits sociaux le prouvent.

« Le travail jusqu’à 64 ans voire 67 ans, c’est une double peine pour les gens et pour nos organisations associatives qui fonctionnent grâce aux retraités. Nous devons aller chercher les ressources là où elles sont réellement : il s’agit de travailler sur l’évasion fiscale et sur l’optimisation fiscale pour trouver de nouvelles recettes » – Laurent Amadieu


A quand une taxe sur les superprofits ou une véritable politique de lutte contre l’évasion fiscale qui nous permettrait de combler l’hypothétique déficit du système des retraites ou d’investir dans des services essentiels à la population comme le préconise les économistes ?

« Ce n’est pas du tout la priorité du moment de « gratter » quelques milliards pour un risque hypothétique de déficit quand on voit ce que risque de coûter l’inaction climatique » – Laura Siefert

Le coût du déficit du système des retraites est en effet dérisoire comparer au coût de l’inaction climatique du gouvernement, qui a déjà été condamné par la justice européenne et française.

Travailler plus longtemps c’est aussi produire plus, extraire plus, polluer plus au profit d’une minorité. La priorité doit au contraire être de travailler mieux et de viser une plus juste répartition et utilisation des richesses vers des services publics à l’agonie comme l’éducation et la santé. Il s’agit aussi de remettre en cause ce système de production où le travail permet une croissance infinie qui méprise la préservation de nos espaces naturels et de nos terres agricoles.