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Anne-Sophie Olmos

Colère du monde agricole : quels leviers d’action pour soutenir les agricultrices et agriculteurs du territoire ?

By Agriculture, Alimentation, Biodiversité

Fin janvier les agricultrices et agriculteurs se sont mobilisé.es pour dénoncer des rémunérations peu attractives et la disparition progressive de la profession. D’ici dix ans, un tiers des agriculteurs français, soit 166 000 personnes, seront partis à la retraite. Quel avenir pour l’agriculture française ? Quel avenir pour l’agriculture de notre territoire ?

Alors que le gouvernement et le Président de la république prônent la valeur travail et la méritocratie, la question agricole cristallise cette impasse productiviste et de fracture sociale.

Comment accepter que des femmes et des hommes qui travaillent autant gagnent si peu ?

Comment accepter que des femmes et des hommes s’endettent a se point pour leurs moyens de productions ?

Comment accepter que la valeur soit aussi mal partagée dans le monde agricole ?

Comment faire des écologistes les responsables d’un système ultralibérale qui ne protège pas les paysannes et les paysans ?

Notre groupe politique, dans toutes ses composantes prône la défense des paysannes et des paysans, sur notre territoire et dans le monde. L’agriculture utilise le vivant et ses propriétés pour produire, de fait elle a un impact sur les écosystèmes. La biodiversité est la base de l’agriculture.

Les effets du changement climatique devraient impacter de manière inégale le territoire, parfois avec des aspects positifs, ou entraînant la limitation des rendements et une plus forte variabilité, voire de très fortes contraintes de stress hydrique et thermique. Pour certaines filières le changement climatique peut engendrer la disparition de certaines productions. 

Le changement climatique entraîne une accélération en  nombre et en puissance des aléas climatiques auxquels doivent sont confrontés les agricultrices et agriculteur. Le soutien et le développement de systèmes agricoles plus résilients constituent la priorité. Pour cela il est primordial d’améliorer la résilience de l’agriculture .

Il nous faut accompagner les agriculteurs dans leurs projets sur la durée : installation, changement vers des pratiques agroécologiques, événements climatiques exceptionnels.

Aujourd’hui nous avons un levier : la commande publique. Elle assure une qualité d’alimentation pour nos habitants et usagers et permet de soutenir les agriculteurs qui s’engagent dans un changement de système. La commande publique, parce qu’elle garantie une débouchée commerciale sécurise les revenues agricoles et permet a celles et ceux qui nous nourrissent de eux aussi pouvoir vivre de leur travail.

Il nous faut sanctuariser les terres agricoles par une politique foncière volontariste. Les terres agricoles font l’objet d’une intense concurrence en matière d’occupation des sols et de prix du foncier. L’agriculture n’est qu’une des possibilités d’utilisation des terres, confrontée à bien d’autres usages. Dans ce jeu concurrentiel, la valorisation des surfaces agricoles n’est pas comparable avec celle des usages alternatifs. Il en résulte des tensions, des conflits, une pression à l’urbanisation et à l’artificialisation, qui conduisent au recul des sols agricoles. Pour protéger les terres agricoles et les rendre accessible aux agriculteurs et futurs agriculteurs la Métropole doit agir pour la préservation du foncier.

Anne-Sophie Olmos invitée du Conseil Économique, Social et Environnemental sur la politique tarifaire de l’eau

By Cycle de l'eau, Eau

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) a été saisi par la 1ère Ministre pour émettre un avis sur la tarification progressive. C’est un des axes du plan eau » du gouvernement qui vise à réduire de 10 % les prélèvements d’eau d’ici 2030 pour inciter les consommateurs, particuliers ou acteurs économiques à davantage de sobriété.

Anne-Sophie Olmos était donc invitée en tant que vice-présidente au cycle de l’eau à Grenoble-Alpes Métropole à une table-ronde du CESE « eau potable, des enjeux qui dépassent la tarification progressive » pour contribuer à l’avis du CESE et témoigner de la politique ressource en eau mise en place sur notre territoire depuis 2015.

La métropole de Grenoble n’a pas de tarification progressive pour les particuliers mais possède un des tarifs de l’eau les plus bas de France pour une métropole de cette taille : 3,26€/m3 d’eau.

La convergence tarifaire de l’eau potable est un des enjeux primordiaux de la politique cycle de l’eau que porte Anne-Sophie Olmos, avec l’objectif qu’elle soit juste socialement et garantisse une gestion durable de ce bien commun.

Une politique tarifaire sociale de l’eau a été privilégiée : l’harmonisation des tarifs de l’eau potable s’est fait en parallèle d’une aide sociale issue de la loi Brottes : une allocation eau pour les ménages les plus précaires dont la facture dépasse 5% des revenus du foyer.

L’eau est un bien commun qui doit rester accessible à toutes et tous. Notre politique vise à renforcer ce service public aux habitants afin qu’ils ne soient par impactés par des variations tarifaires, et que l’eau reste abordable.

Concernant les usages non domestiques, qui sont majoritairement industriels et représentent 24% des consommations totales d’eau potable du territoire, les objectifs étaient double : inciter les industriels à la sobriété pour garantir les besoins domestiques qui sont prioritaires et protéger les petites structures artisanales et professions libérales.

Une tarification progressive directement proportionnelle à la consommation d’eau a été mise en place pour les industriels :

  • Un tarif similaire au tarif domestique pour les petits consommateurs (consommation inférieure à 500m3/an)
  • Un tarif intermédiaire (consommation comprise entre 500m3/an et 5000m3/an)
  • Un tarif plus élevé pour les gros consommateurs (consommation supérieure à 5000m3/an) soit les 300 plus grosses entreprises du territoire.

Cette tarification progressive vient encadrer la consommation des industriels afin de faire des économies d’échelles et d’éviter les pénuries d’eau.

Au-delà de la tarification, la question des usages et de la préservation de ce bien commun

Le changement climatique vient impacter toutes les ressources en eau. Il s’agit de questionner les consommations et les usages de cette ressource qui n’est pas infinie.

Aujourd’hui une des deux grandes nappes alimentant la métropole est monopolisée à 65% par trois entreprises. La sécheresse 2022 a remis les enjeux du partage de l’eau sur la table. Le but est de garantir son accès inconditionnel à toutes et tous 

Anne-Sophie Olmos

Une gestion durable de la ressource en eau passe donc aussi par une priorisation des usages : l’eau potable pour les foyers puis les milieux naturels sont indispensables pour la vie et nos écosystèmes.

Retrouvez l’intervention de Anne-Sophie Olmos ici :

Solidarité Internationale : Cinq projets pour la protection de la ressource en eau adoptés par le conseil métropolitain

By Cycle de l'eau, Solidarités

Ce vendredi 29 septembre 2023, le conseil métropolitain a validé une délibération de 236 000€ qui vise à apporter une aide financière à 5 projets associatifs pour la satisfaction de besoins essentiels d’accès à l’eau potable et d’assainissement dans des pays où la situation hydrique est critique. Cette délibération fait suite à l’appel à projet de solidarité international lancé le 1er avril en collaboration avec l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse qui va doubler l’enveloppe métropolitaine pour atteindre un montant total de plus de 470 000€ par an. Les associations pouvaient demander jusqu’à 50 000€ chacune.

Concrètement, après une analyse des 13 candidatures déclarées recevables, ce sont 5 associations locales porteuses de projets auprès de différentes communautés qui vont recevoir ces subventions. Elles proviennent toutes de pays distincts :

  • Togo : « Eau et Assainissement au Togo » porté par l’association Terre Citoyenne et
    Solidaire
  • Cap Vert : « Adduction, raccordement en eau potable avec de l’énergie propre et
    abordable et assainissement pour le village de Achada-Loura » porté par
    l’association IMPACT CV
  • Sierra Leone : « Amélioration de l’accès à l’eau pour les familles du nord de la Sierra
    Leone par la maintenance préventive annuelle des pompes, Districts de Port Loko et
    Tonkolili » porté par l’association Inter Aide
  • Madagascar : « Etude pour le renforcement de la desserte en eau potable de la
    commune d’Ambohimangakely » porté par l’association Hydraulique Sans
    Frontières
  • Sénégal : « raccordement en eau potable pour 11 écoles du Boundou » porté par l’association Tétraktys

La vice-présidente chargée du cycle de l’eau Anne-Sophie Olmos inscrit cet appel à projet dans les valeurs de solidarités autour de la ressource en eau qu’elle porte à la Métropole.

Alors que notre territoire à la chance de disposer d’une eau d’une grande qualité nous pouvons mettre en œuvre des projets visant à protéger la ressource en eau potable, faciliter son accès et son assainissement, et plus généralement favoriser la sécurité sanitaire.

Comme nous l’avons vécu lors de l’été 2022, les sécheresses et situations de stress hydrique, sont amenés à se multiplier aux quatre coins de la planète. Les actes de solidarité internationale peuvent permettre de soulager certains territoires en apportant les infrastructures ou protections nécessaires à la gestion durable de cette ressource.

Biodiversité et Éducation à l’Environnement : Soutien à l’association Le Tichodrome !

By Biodiversité, Climat, Condition Animale

Le Tichodrome, centre de sauvegarde de la faune sauvage, est une association qui a pour but de recueillir et de soigner les animaux sauvages, blessés, malades, affaiblis ainsi que les juvéniles, en vue de les relâcher dans des sites appropriés.

L’association a également un rôle d’information et de sensibilisation du public à la protection de la faune sauvage et des milieux dans laquelle elle vit. Le centre de sauvegarde de la faune sauvage participe également au suivi sanitaire de la faune sauvage. Il peut organiser ou apporter sa participation à des formations ou des études concernant la faune sauvage ou son environnement.

En 2022, ce sont 1938 animaux qui ont été pris en charge au Tichodrome : c’est 7 % de plus que l’année précédente. Il est nécessaire de souligner que l’augmentation est beaucoup plus significative concernant certaines espèces : c’est le cas notamment des grands carnivores (principalement renards et blaireaux). Les causes probables identifiées sont, d’abord, la hausse des températures de cet été et la sécheresse, qui a poussé les animaux à couvrir de plus grandes distances pour se nourrir et pour trouver de l’eau

Les années défilent mais les causes identifiées d’arrivée des animaux restent les mêmes : c’est quasi exclusivement l’activité humaine qui est responsable des accueils.

Yann Mongaburu a proposé aux élu.es Métropolitain.es de conforter la subvention à l’association qui a un rôle primordial sur notre territoire Métropolitain, l’occasion également de remercier les communes qui sont de plus en plus nombreuses à soutenir la structure.

Article de France 3 sur l’action de l’association :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/victime-de-l-inflation-et-de-la-baisse-des-dons-l-unique-centre-de-soins-a-la-faune-sauvage-de-l-isere-est-contraint-d-accueillir-moins-d-animaux-2818847.html

Campagne de financement :

https://www.helloasso.com/associations/le-tichodrome/collectes/aider-le-tichodrome-face-aux-nouvelles-difficultes

Gestion de la ressource en eau : lancement de l’enquête publique sur l’agrandissement de ST MicroElectronics. Il est crucial de contribuer !

By Cycle de l'eau, Eau

L’agrandissement de l’usine de ST MicroElectronics à Crolles, pour un budget estimé à 7,5 milliards, nécessite une autorisation environnementale signé par le préfet. Cette demande d’autorisation environnementale doit démontrer la maîtrise des risques par ST pour préserver l’environnement (milieu naturel et population). L’enquête publique sur la demande d’autorisation environnementale de ST, étape obligatoire avant la mise en œuvre d’un tel projet industriel, est ouverte depuis le 28 août et jusqu’au lundi 9 octobre à 18H. Toute personne peut y participer. Il est fondamental d’émettre un avis (positif ou négatif) et de le justifier. Pour émettre une contribution, il s’agit de consulter au préalable les dossiers d’enquête publique et de participer ici.

De nombreux documents n’ont par ailleurs pas été rendus publics par l’entreprise, considérés par ST comme « confidentiels ». L’enquête publique permet aussi à tout citoyen de contester le nombre de documents non communiqués et d’exiger que toutes les informations sur l’impact environnemental du projet soient publiques afin de donner une opinion éclairée sur le sujet.

La Mission Régionale d’Autorité Environnementale a laissé en février 2023 un avis très critique sur l’extension de l’usine. Il précise les nombreuses lacunes du dossier de ST, qui n’indique pas « l’état quantitatif de la ressource en eau » ni « les conditions de sa pérennité au regard des évolutions climatiques prévisibles ». De plus, Grenoble-Alpes Métropole n’a pas été sollicité pour émettre un avis, alors même que la Métropole est gestionnaire des ressources en eaux du territoire dont le Grésivaudan (et a fortiori ST) est consommateur. L’eau utilisée par l’usine doit être ultra-pure et provient à 100% de la métropole : sur l’année écoulée, ST Micro a consommé l’équivalent de la consommation des 140 000 habitant.es de la ville de Grenoble.

Le projet va évidemment engendrer une augmentation des consommations d’eau de l’usine. Alors que nous avons vécu 2 étés extrêmement caniculaires, et que 50% de la consommation d’eau du Grésivaudan est utilisée pour les besoins industriels, la quantité d’eau potable disponible est particulièrement préoccupante. Il ne faudrait pas qu’en cas de prochaine sécheresse, l’alimentation en eau potable ne soit mise en péril à cause des usages industriels.

A l’heure de la raréfaction de la ressource en eau, il est crucial d’anticiper les futurs usages de l’eau avec en priorité la consommation par les habitant.es des territoires. L’eau est un bien commun, chacun doit pouvoir participer au débat sur sa répartition. Anne-Sophie Olmos, vice-présidente au cycle de l’eau à Grenoble-Alpes Métropole est pleinement engagée pour que les usages de l’eau de notre territoire ne soient pas accaparés.

Biodiversité un enjeu majeur pour notre territoire Métropolitain

By Alimentation, Biodiversité, Climat

Un changement radical de notre rapport à la nature et aux autres êtres vivants s’impose.

La biodiversité offre en d’innombrables services, tant au niveau local que mondial.

Alors que la communauté internationale, lors de la journée Internationale de la diversité biologique le 22 Mai, a appelée à réexaminer sa relation avec le monde naturel, une chose est sûre : malgré nos avancées technologiques, nous dépendons entièrement d’écosystèmes sains et dynamiques pour notre eau, notre nourriture, nos médicaments, nos vêtements, notre carburant ou notre énergie, par exemple.

La Métropole mène de nombreuses actions pour préserver et protéger la biodiversité exceptionnelle de son territoire. La Métropole a par ailleurs lancé le projet « Mikado », à la confluence de l’Isère et du Drac, afin d’encourager la présence et la circulation de la biodiversité tout en proposant des espaces de vie agréables aux habitants.

Dans différentes communes de la Métropole sont organisées des activités d’observation et de préservation de la biodiversité :

  • Samedi 3 juin à 14h30, l’association Gentiana propose une sortie nature à la découverte des orchidées sauvages à Saint-Egrève. Objectif de cette balade accompagnée par un animateur spécialisé : mieux connaître ces fleurs, savoir les localiser, les comprendre et les déterminer.
  • Dimanche 11 juin de 9h30 à 17h la commune de Champ sur Drac organise la Fête de la Nature

Nos habitant.e.s Métropolitain.e.s peuvent être en première ligne pour préserver notre nature. L’Observatoire de la Biodiversité a pour but de faire-connaître la biodiversité du territoire.

Les 5èmes Assises de la coopération décentralisée franco-palestinienne

By Cycle de l'eau, Eau, Solidarités

Du 7 au 9 mai 2023 se sont tenues à Ramallah, en Palestine, les 5e Assises de la coopération décentralisée franco-palestinienne auxquelles Anne Sophie Olmos a participé dans le cadre de son mandat Métropolitain. Cet événement a rassemblé près de 250 participants, dont 120 élu.e.s et technicien.ne.s représentant 37 collectivités françaises, et de les réunir avec leurs homologues palestiniens.

Des tables rondes ont été organisées sur les thématiques de la jeunesse, du patrimoine, de l’eau et l’assainissement, et sur les nouveaux enjeux de la coopération décentralisée.

Pour l’eau et l’assainissement les trois thématiques suivantes ont été abordées

  • Soutenir le développement des compétences des opérateurs locaux
  • Développer la stratégie de réutilisation des eaux usées traitées
  • Consolider les réseaux existants

Anne Sophie Olmos a pu, à cette occasion, évoquer le travail engagé par La Métropole sur son territoire mais également l’accompagnement des démarches internationales pour un accès à l’eau pour toutes et tous.

 « Aujourd’hui, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et plus du double ne disposent pas de services d’assainissement sûrs. Alors que notre territoire à la chance de disposer d’une eau d’une grande qualité et que nous avons les moyens d’améliorer nos services d’assainissement, ce que nous faisons, financer ces projets à l’international pour que toutes et tous puissent avoir droit à l’eau potable et à l’assainissement est un acte de solidarité qui nous tient à cœur. D’autant plus qu’il est porteur d’émancipation des femmes et des filles »

Anne Sophie Olmos

Retrouver l’ensemble des informations sur ces assises https://cites-unies-france.org/

Le 22 mars c’est la journée mondiale de l’eau, une ressource à protéger

By Cycle de l'eau, Eau

L’édition 2023 de la journée mondiale de l’eau instituée par l’ONU vise à assurer une qualité de l’eau et de l’assainissement à toutes et tous d’ici 2030. Un thème d’actualité après une sécheresse hivernale historique qui a suivi un été caniculaire et sec.

La qualité de l’eau potable métropolitaine est reconnue. Notre proximité avec les zones de montagnes riches en ressources hydriques (fonte des neiges et des glaciers, sources, capacité des roches à filtrer) nous permet d’avoir une eau naturellement pure et non traitée. Près de 500 000 personnes font un usage quotidien de cette eau non traitée, ce qui en fait une spécificité à l’échelle nationale et une fierté locale.

A l’occasion de cette journée mondiale de l’eau, nos deux-vice président.es au cycle de l’eau et à la prévention des déchets – Anne-Sophie Olmos et Lionel Coiffard – lancent une campagne de Grenoble-Alpes Métropole pour promouvoir la qualité exceptionnelle de notre eau et éviter la consommation d’eau en bouteille plastique, néfaste pour notre porte-monnaie et pour l’environnement. « Habitants de la métropole de Grenoble, abandonnez l’eau en bouteille ! « 

L’histoire de cette précieuse ressource, sa répartition entre les collectivités et les usages que nous en faisons est raconté dans un livre commandé par la Métropole : L’eau en partage. Il permet de comprendre la situation hydrique actuelle et les risques qui pèsent sur cette richesse finie. L’ambition d’un tel ouvrage est de faire vivre notre identité locale liée à l’eau, afin que chacune et chacun puisse se ré-approprier ce bien commun de l’Humanité.

Une présentation du projet qui a permis la publication de L’eau en partage aura lieu à la librairie Arthaud ce mercredi vingt-deux mars à Grenoble à l’occasion de cette journée mondiale de l’eau.

Les tensions sur l’eau du territoire métropolitain s’accentuent : les pollutions de nos rivières et de nos nappes persistent , les besoins et usages industriels sont de plus en plus importants alors que les récentes sécheresses fragilisent les nappes et augmentent les risques de stress hydrique. Le département de l’Isère était pour la première fois en alerte sécheresse 4/4 cet été .

Anne-Sophie Olmos multiplie les alertes ces derniers mois sur les tensions liées à cette précieuse ressource qui se raréfie.

La quantité d’eau sur notre territoire n’est pas infinie : nos deux nappes phréatiques d’eau potable approchent déjà la moitié de leur capacité de pompage par jour. Le partage de nos eaux territoriales doit être organisé en coopération et en solidarité avec les habitants du grand territoires, et pas seulement de la métropole. Il s’agit de répondre aux besoins en eau potable d’une part, puis aux usages agricoles et industriels de l’eau tout en s’assurant de la pérennité des écosystèmes naturels.

Les plus grands sites industriels de notre territoire envisagent de doubler leurs consommations d’eau. Au vu des sècheresses continues, du dérèglement climatique, de l’incertitude sur la capacité des nappes à pouvoir se régénérer, il ne semble pas prudent de permettre un tel usage de l’eau potable sans mener de sérieuse études prospectives sur les quantités des masses d’eau locales disponibles pour les prochaines décennies.

Par ailleurs, Une étude scientifique a montré qu’une nappe phréatique qui s’étend sous le centre urbain de la métropole est une des nappes les plus polluées de France, impropre à toute consommation. Nous ne pouvons même pas utiliser cette eau, située juste sous nos pieds pour remplir les piscines municipales, créer des lacs urbain, l’agriculture urbaine ou tout autre usage permettant la création d’îlots de fraicheur nécessaires lors des canicules.

Une enquête du Monde a récemment mis en lumière les multiples contaminations des eaux aux « polluants éternels » en France. La Métropole n’est pas un cas isolé. La protection de nos nappes est primordiale.

Le service public local mène un immense travail pour assurer un bon état des eaux à la population de la Métropole. Mais les plateformes industrielles responsables de la pollution des nappes sont toujours autorisées à déverser leurs polluants dans la Romanche, juste en face des champs de captage de l’eau potable protégées par une déclaration d’utilité publique qui interdit les rejets de ces polluants. Le tribunal administratif a été saisi à ce sujet et la vice-présidente en charge du cycle de l’eau a déposé des signalements auprès du Procureur de la République

Cette journée mondiale de l’eau est pour nous l’occasion de rappeler que cette ressource est sans cesse en tension. L’État a un rôle majeur à jouer pour faire respecter la loi, les réglementations et enjoindre les pollueurs à payer pour la dégradation des masses d’eau.

Nos activités humaines fragilisent depuis trop longtemps la qualité de l’eau que le changement climatique vient aujourd’hui aggraver. Plus aucun risque ne doit aujourd’hui peser sur l’eau, ressource essentielle à la vie.