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Comité Syndical du Smmag du 06 juin 2024

By Mobilités, SMMAG

Retrouvez les interventions des élu.es UMA lors du comité syndical du SMMAG du 6 juin 2024. Le bilan des comptes administratifs 2023 et l’attribution du contrat de délégation de service public pour l’exploitation du réseau de transport en commun du Grésivaudan.

Comptes administratifs 2023 : retrouvez l’intervention de Florent Cholat sur « la politique de désendettement à marche forcée du syndicat »

Exploitation du réseau de transport en commun du Grésivaudan : l’intervention de Alban Rosa « Nous pouvions soutenir plus fortement notre outil public, la SPL MTAG pour lui permettre d’exploiter une partie du réseau de transport du Grésivaudan »

En attendant le RER grenoblois, quels projets de mobilités sur le territoire ?

By RER, SMMAG

Le projet de RER grenoblois est un projet de mobilité majeur et une alternative crédible à l’usage de la voiture individuelle, notamment pour les déplacements dans le grand territoire Grenoblois. Ce projet ferroviaire est inscrit depuis décembre 2023 dans la loi services express régionaux métropolitains qui a pour objectif de mettre en place des RER dans 10 Métropoles de France, dont Grenoble. Ces projets font l’objet d’une concertation entre l’État, la Région et les autorités organisatrices de la mobilité. C’est donc le SMMAG, la Région et l’Etat qui ont la charge de la mise en œuvre et du fonctionnement du RER sur notre territoire.

L’étoile ferroviaire grenobloise est composé de trois branches en direction des trois territoires générant le plus de déplacement quotidien : Le Pays Voironnais (104 000 déplacements/jour), la Communauté de communes le Grésivaudan (90 000 déplacements/jour) et le Sud Grenoblois (90 000 déplacements/jour).

la mise en service d’un RER nous semble une nécessité pour répondre à trois enjeux majeurs en terme de mobilités interterritoriales : 

  • Report Modal : le RER est une solution à la saturation du trafic routier aux entrées et sorties de l’agglomération et dans le cœur urbain. Il permet de fluidifier considérablement le trafic routier avec des bénéfices immédiats pour le quotidien des habitants.
  • Pollution de l’air :  Le transport routier est responsable de plus de 45% des dioxydes d’azotes et 15% des particules fines de l’agglomération, avec des conséquences néfastes sur la santé.
  • Emissions de CO2 : Les transports représentent 30% des émissions de la Métropole. La mise en service d’un RER grenoblois est indispensable pour atteindre les objectifs de notre Plan Climat Air-Energie métropolitain. Il est aussi plébiscité par la Convention Citoyenne Climat qui recommande «d’ Envisager la création de différentes lignes de RER dans l’agglomération qui permettent de relier : Grenoble/Brignoud et Vif/Saint-Egrève » (action 3.6.6) afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050

Le Plan de Déplacement Urbain 2030 voté à l’unanimité lors du précédent mandat propose une structuration des déplacements dans la métropole autour d’un RER à la grenobloise. Dans ce schéma des mobilités de l’agglomération, le projet de RER est articulé avec d’autres modes de transports en commun : tramways, bus, vélos, marche et voiture partagée.

Ce projet nécessite des investissements conséquents estimés à plus de 1 milliards d’euros. L’Etat n’est pas à la hauteur des enjeux : il a proposé seulement 800 millions d’euros pour l’ensemble des RER nationaux. Son inaction repousse la mise en service du RER.  La 1ère ligne Rives – Brignoud, initialement prévu pour 2025 a déjà été repoussé à 2029 au moins. Les autres lignes vers Clelles et Saint Marcellin ne seront pas mis en œuvre avant 2035.

Face à cette situation que pouvons-nous faire ?

Notre rôle est de répondre aux besoins des habitantes et habitants de la métropole. Le RER ne doit pas être l’alpha et l’omega de notre politique de mobilités.  Nous devons investir dans les mobilités et proposer des solutions alternatives à la voiture individuelle, notamment pour les habitants du péri-urbains.

  • Augmenter les fréquences de bus Express vers le Voironnais et vers le sud grenoblois, ces territoires qui font face à un manque d’investissement de la part du SMMAG depuis plus de quatre ans.
  • Développer une ligne de Bus à Haut Niveau de Service avec une voie réservée partout ou cela est possible.
  • Développer l’auto-partage et le covoiturage. Aujourd’hui il y a 1,1 passager en moyenne sur les 330 000 voitures qui entrent dans le cœur urbain chaque jour.
  • Extension de la ligne de tram A jusqu’à Sassenage, extension de la ligne de tram D jusqu’à Lesguidières en passant par Grand Place.

«On ne peut pas attendre l’objectif final et laisser les gens dans les bouchons.  On ne doit pas se faire aveugler par l’horizon RER »  

Margot Belair

Le prochain contrat d’Obligation de Service Public qui lie le SMMAG à la TAG devra aussi intégrer ces enjeux de mobilités. Des investissements massifs sont indispensables pour la réalisation de nos objectifs politiques. La métropole doit augmenter sa contribution financière au SMMAG, au moins au niveau de 2014 afin de permettre au SMMAG de mettre en place un réel choc de l’offre de Transport en commun. Le RER viendra. Il s’agit aujourd’hui d’agir pour les mobilités quotidiennes.

Retour sur le Comité Syndical du SMMAG du 28 mars 2024

By Mobilités, SMMAG

Jeudi 28 mars, 2 jours après les avis défavorables du rapport d’enquête public sur le projet de transport par câble, le comité syndical du SMMAG débattait du budget primitif 2024. Le groupe UMA a renouvelé sa demande d’augmentation de la subvention de la Métropole au SMMAG pour retrouver a minima son niveau de participation de 2014. Notre amendement au budget métropolitain du 09 février visait au augmenter cette participation. La mise en œuvre des politiques de mobilités est essentielle pour les habitantes et habitants de notre grand territoire Grenoblois.

Les interventions de Pierre Bejjaji sur le budget primitif du SMMAG et son sous-financement chronique :

Les interventions de Margot Belair sur la mise en œuvre du PDU et le projet de transport par câble :

Nouvelle tarification des transports en commun : désormais les jeunes payent les abonnements des précaires !

By Mobilités, SMMAG, Solidarités

Retrouvez la réaction du groupe UMA suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle tarification du réseau de transport en commun :

Pour en savoir plus sur la position du groupe, retrouvez les interventions de Margot Belair lors des comités syndicaux du SMMAG :

comité syndical du 16/11/2023
comité syndical du 25/01/2024

Plus de monde dans les transports en commun, et plus d’attente à quai !

By SMMAG

La fréquentation dans les transports en commun de l’agglomération grenobloise est de nouveau supérieure à celle d’avant la pandémie de 2019 !

C’est notamment le cas des lignes A, C1 et 12. L’observatoire des mobilités de l’aire grenobloise annonce en effet plus de 3 millions de voyageurs depuis la rentrée 2023 contre 2,9 millions en 2019 sur la même période.

Les conséquences de la crise sanitaire dans le réseau de transport s’estompent donc peu à peu. Malgré tout, jusqu’à juin 2024, le niveau de l’offre restera à 95% par rapport à celui 2019. Soit 10 points de moins que la fréquentation actuelle.

Depuis 2020, les élu.es UMA au Smmag demandent de maintenir le niveau d’offre et de fréquence des transports en commun dans l’agglomération. La condition pour accepter une baisse de fréquence sur certains tronçons est que soit pensé un redéploiement sur une offre péri urbaine. Il n’est pas acceptable que les usagers payent les difficultés financières du Smmag.

Aujourd’hui, la différence entre la fréquentation et l’offre a des conséquences négatives sur le réseau :

  • Des transports en communs bondés surtout aux heures de pointe, et des usagers parfois obligés de rester à quai.
  • Des lignes chrono qui finissent plus tôt.
  • Des conditions de travail dégradées pour les agents de la SPL
  • Des conditions de transports désagréable pour et les usagers et les agents

Soit de nombreux usagers qui ne prendront plus les transports en communs en raison d’une offre toujours dégradée et qui n’encouragera pas à de nouveaux usages alors que nous nous devons de proposer une alternative crédible à la voiture individuelle.

Il est temps que nous retrouvions une offre de transport en commun à la hauteur des besoins des usagers. Nous appelons donc de nouveau à un retour du service public des mobilités au niveau, a minima, d’avant la Crise Covid.

Les autres chiffres proposés par l’observatoire des mobilités parlent d’eux-mêmes et devraient nous encourager à poursuivre nos efforts pour le report modal :

  • Le covoiturage : Le trafic routier sur les grands axes grenoblois est à la baisse de 9% alors que l’usage de M’Covoit est largement supérieur aux années précédentes – 1840 déplacements réalisés en septembre soit 10 fois plus qu’en 2021.
  • Les modes doux : légère augmentation de l’usage du vélo cette année (9%) surtout dû à la météo clémente. Il faut intensifier les investissements dans la politique cyclable pour favoriser une augmentation du trafic.

Où en est notre action métropolitaine sur la politique cyclable ?

By Mobilités, SMMAG

Les transports routiers sont la 1ère source d’émission de gaz à effets de serre et la 2ème source de pollution de l’air de l’agglomération. Les indices sur la qualité de l’air ne sont toujours pas en dessous des seuils recommandés par l’OMS. La réduction du trafic est donc impérative pour notre santé et pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

La réduction de l’usage de la voiture individuelle est un levier pour atteindre nos objectifs de bonne qualité de l’air et d’atténuation de nos émissions de CO2. Il s’agit de favoriser les transports en commun, l’autopartage et les modes de déplacements doux, pratique cyclable et déplacement à pied.

Les récents résultats de l’observatoire des mobilités nous donnent justement l’occasion d’analyser notre action sur la pratique cyclable :  

  • La pratique du vélo continue de croître dans la Métropole
  • Cette croissance est néanmoins moins rapide qu’avant. Les différents compteurs de l’agglomération grenobloise ont enregistré des hausses des déplacements en vélo moins importantes que les années précédentes : seulement +3,8% en septembre, avec même certains axes comme le cours Lafontaine en baisse.

Pour rappel La pratique cyclable des habitants de la Métropole a quasi doublé entre 2010 et 2020, surtout grâce aux investissements et politiques mises en place à partir de 2014 !

Nous pouvons alors nous questionner, à mi-mandat sur notre action pour la réalisation de la feuille de route « politique cyclable » de la majorité métropolitaine ; qui expliquerait une plus faible l’augmentation de la pratique du vélo en 2023.

  • Avons-nous suffisamment développer les infrastructures cyclables pour sécuriser la pratique ?
  • Quelles autres types d’incitations, notamment financières avons-nous mis en place pour favoriser ce mode de déplacement ?

Cette feuille de route doit permettre une réelle avancée de la pratique sur le territoire. L’objectif initial du mandat, que nous souhaitons toujours atteindre était de tripler le nombre de déplacements à vélo. A horizon plus lointain, le Plan de Déplacements Urbains 2030 (bientôt transformé en Plan de mobilités) nous donne une idée du chemin qu’il nous reste à parcourir pour transformer les mobilités sur le territoire.

Un réseau cyclable efficace et sûr, permettant de se déplacer rapidement et en sécurité dans l’agglomération est une condition nécessaire pour augmenter la pratique cyclable. Les chronovélos, pistes cyclables reliant des zones stratégiques sont des axes structurants.

Les travaux sur le réseau chronovélo ont permis entre 2016 et 2021, la mise en service des chronovélos 1 (Grenoble –Meylan), chronovélo 2 (Saint Egrève – Saint Martin d’Hères – Gières) et chronovélo 3 (Grenoble Pont de Claix). Nous constatons depuis un ralentissement sur la mise en œuvre de ces axes alors qu’ils permettraient une massification de l’usage à l’image des autoroutes à vélos . Nous devons intensifie nos investissements d’ici la fin du mandat. Il s’agit d’inaugurer au plus vite la chronovélo 4 (Grenoble centre – Eybens) et le prolongement de la chronovélo 3 jusqu’à Vizille. Ces pistes cyclables sont cruciales pour relier le sud de la Métropole au centre urbain, et font partie des actions jugées prioritaires par la Convention Citoyenne métropolitaine pour le Climat. Le conseil Métropolitain a adopté le 29 septembre dernier, l’avant-projet du prolongement de la chronovélo 1 jusqu’à Fontaine. Et les travaux pour le prolongement de la chronovélo 3 Pont de Claix –Zac saut du moine sont en cours.

En plus des infrastructures chronovélo, il est possible, d’après nous, de mettre en place rapidement des kilomètres supplémentaires de pistes cyclables en les installant directement sur voirie. Ceci répondrait dès maintenant aux demandes de la Convention Citoyenne : le recul de la voiture et de la sécurisation de la pratique cyclable.

Une incitation par des aides à l’achat pour les plus précaires

Au-delà de la mise en place d’infrastructures cyclables, l’incitation à la pratique passe par l’aide au changement de mobilités, encore plus indispensable dans le cadre de la ZFE. Le Smmag et la métropole proposent notamment une aide à l’achat de vélo aux habitants les plus précaires du Grésivaudan et de GAM. Ces aides dépendent du revenu de chacun et peuvent permettre d’obtenir 120€ pour un vélo classique, 600€ pour un vélo-cargo et 1500€ pour un vélo électrique. En cette période de rentrée scolaire le Smmag a pris en compte les revendications des élu.es UMA et a rehaussé le plafond de revenus maximal à 22 983€ au lieu de 21 690€ initialement. Cette hausse du plafond a fait l’objet d’un amendement du groupe UMA le 9 Mars 2023. Cette modification permet à des milliers de métropolitains supplémentaires impactés par la ZFE de bénéficier de cette aide.

Pour savoir quels vélocistes sont partenaires de la Métropole et du Smmag pour obtenir ces aides : aidevelo.mobilites-m.fr